Ravage – René Barjavel

ravage - René barjavel (couv)

Titre : Ravage
Auteur : René Barjavel
Édition : Folio
Pages : 320 pages
Genre : Science-fiction
Synopsis : Paris 2052; dans une France où la Ville prospère , où le Progrès de l’homme éclate, où l’électricité, devenue indispensable, a même remplacé l’agriculture, tout semble possible et l’Homme n’a même plus peur de la mort. Pourtant, après une formidable panne électrique, la ville est brusquement plongée dans le chaos. Une panique effroyable prend les Parisiens, laissant les hommes en proie à leurs instincts les plus primaires: égoïsme, folie, pillages, tuerie, barbarie…

 

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Le premier roman donc qui figure dans ce blog est Ravage de René Barjavel publié en 1943. J’ai acheté cette version poche il y a peu de temps. J’étais dans une librairie d’occasion, je flânais et soudain je suis tombée sur un rayon consacré à Barjavel et je me suis dit que ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman de cet auteur qui pourtant a vraiment un don pour écrire. Et je dois dire que je n’ai lu que deux livres de Barjavel : « L’enchanteur » (1984) et « La nuit des temps » (1968). Je me suis donc dit que ça ne ferait pas de mal de connaître d’autres romans du gars.

Mais je dois dire que j’ai pioché ce roman un peu par hasard en survolant à peine le quatrième de couverture. Je me suis donc lancée dans cette lecture sans rien savoir ou presque de l’histoire. Et c’était une très bonne idée. J’ai été très surprise par la qualité des descriptions futuristes de Barjavel qui, rappelons-le, l’a écrit dans les années 40. Je trouve que Barjavel est un grand auteur, car il figure parmi ceux qui savent raconter les choses simplement. De plus je ne connais pas beaucoup la littérature de « science-fiction » francophone. Ça m’a donc permis de redécouvrir un des maîtres de la science-fiction.

Ravage se situe dans un univers futuriste imaginé par un homme de la moitié du XXe siècle. Nos héros François Deschamps et Blanche Rouget, deux bons Français provinciaux se retrouvent à Paris. Lui, il revient afin de recevoir les résultats de son examen pour devenir ingénieur-agronome (je crois). Elle, elle est repérée par le propriétaire de Radio 300, une chaîne de télé qui semble avoir le monopole du visuel. Elle devient une star de la chanson sous le nom de Régina Vox.
Nous sommes donc plongés dans un Paris futuriste dominé et contrôlé par une énergie électrique évoluée. Quand soudain l’électricité ne fonctionne plus, toutes les voitures contrôlées par celle-ci s’arrêtent. Les voitures volantes tombent sur les passants comme des mouches, les ascenseurs des immenses immeubles ne fonctionnent plus. Toute la technologie s’arrête et ne semble pas vouloir redémarrer. Ajoutez à cela un soleil torride d’été que ne peut plus arrêter la climatisation des immeubles. Bref, Paris est sens dessus dessous, et tombe très vite dans une situation de chaos. La population devient très vite incontrôlable et panique, désemparée.
C’est assez amusant de voir comment, privé du confort, de la routine et de notre technologie la plupart des gens peuvent perdre le contrôle et devenir des gens instables. C’est vrai ! Que ferions-nous sans notre confort ? J’en vois déjà dire »moi, il me suffit d’avoir mes livres à côté de moi pour être heureuse ». Ha oui ! Et bien, on en reparlera quand il n’y aura plus d’eaux chaudes, plus de taque électrique pour chauffer les bons petits plats de maman, plus de voiture pour aller à la librairie, plus de lumière pour lire tard la nuit, etc. Je ne suis pas sûre de pouvoir vivre facilement sans tout ça.
Le personnage François, un bon provincial jovial que j’aime imaginer au début assez joufflu et bon enfant se révèle être un chef qui prend très vite les choses en main pour protéger son petit groupe. Le point dommageable de cette histoire c’est que très vite on ne parle plus que de François qui semble être l’attache du groupe. Les autres survivants du groupe sont très effacés par rapport à la personnalité de François. Ou du moins, Barjavel a fait le choix de ne s’intéresser qu’au personnage principal, c’est un peu dommage je trouve.

Mais qu’à cela ne tienne, c’est un très bon roman, simple à lire, mais riche en imagination, plein de rebondissements. On n’est pas abreuvé sous les descriptions et quand il y en a, elles sont claires et amusantes. J’ai adoré lire ce petit bijou des années 40 avec mon vécu du XXIe siècle. Je vous le conseille à tous.

 

 

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