Aliette Renoir et les vampires : un mélange entre humour, contexte et une personnalité excessive

En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.

 

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Aliette renoir 1 - Cécilia Correia (couv)J’ai acquis ce premier tome le 30 mars 2013, c’était lors du festival Trolls & Légendes. Ce festival se déroule tous les deux ans à Mons. Je n’y étais jamais allée. J’étais donc tout excitée à l’idée d’y aller, de voir tous ces livres, ces gens déguisés, de rencontrer des auteurs et de m’acheter leur livre dont j’entends si souvent parler sur la blogosphère. Pourtant, mon budget était assez limité pour pouvoir faire des excès. Toutefois, il était hors de question que je reparte du festival avant d’avoir été faire un tour au stand de « Rebelle édition », une maison d’édition qui me fait de l’oeil depuis déjà très longtemps. J’en ai profité pour m’acheter le livre que je vous présente aujourd’hui (ho mon dieu ! Cela a été trop dur de faire un choix !). J’étais toute contente de pouvoir faire dédicacer l’ouvrage (maintenant, il y a plein de petits coeurs et de petites fleurs au début du livre). J’aurais dû vous faire un petit article « compte-rendu » de ma journée, mais j’étais bien trop fainéante pour le faire. Sachez seulement que j’ai été très très contente de rencontrer Cécilia Correia (et les autres auteurs bien évidemment). Je me suis donc enfin décidée à lire ce premier tome !

J’avoue que mon avis est plutôt mitigé : disons qu’il y a du bon (et même du très bon) et des choses qui m’ont un peu dérangée dans ma lecture.

Pour l’histoire : Nous sommes en pleine deuxième guerre mondiale. Paris est bien sûr occupé par les Allemands (méchant nazi !), il en résulte toute une série de privations et de couvre-feu. Seulement, Aliette Renoir a droit à un laissé passer, car elle a un métier spécial : elle est chasseuse de vampire. Le problème c’est que c’est une très grande froussarde et ses exploits sont surtout dus à de la chance (ce qu’elle se garde de révéler). Pourtant, quand elle rencontre Lawrence, le vampire, au coin d’une rue, elle prend son courage à deux mains et le poursuit pour le tuer. Malheureusement, elle va vivre pas après un véritable cauchemar.

J’ai beaucoup aimé le contexte de l’histoire. J’ai trouvé cela très original et donc je dis +1 pour la France occupée par les boches et les vampires. J’ai aussi adoré toute la mythologie vampirique qu’il y a derrière le récit. Même si, la plupart du temps cela n’a rien d’exceptionnel, j’adorais rentrer dans le monde souterrain des vampires avec Aliette, j’ai adoré découvrir le méchant roi des vampires (un vampire albinos vous y croyez vous ? trop génial), Abaddon…

Bref, un gros coup de cœur pour le monde des vampires et la maîtrise de l’auteur. Cécilia Correia a vraiment su me faire frissonner face à ces vampires. Elle a également fait un pied de nez à toutes ses croyances que l’on peut avoir sur le mythe vampires (et je ne parle pas de vampire qui brille au soleil !).

Par contre, ce qui m’a moins plu, c’est l’héroïne ! Le roman est rédigé à la première personne du singulier. C’est Aliette qui nous fait le récit de ses aventures. Aliette, c’est quelqu’un de franc ! Elle ne mache pas ses mots, et a tendance à avoir un langage non pas grossier, mais assez spécial. Au début, cela m’a beaucoup amusée de lire toutes ses expressions inconnues qui sortent de la bouche d’Aliette. « Andouille », « t’as le frifri qui te démange », « autant faire pipi dans un violon », « espèce de bourrique carnivore ». Bref ! Il y a de quoi faire un dictionnaire des expressions. Pourtant, j’ai trouvé que le langage et la personnalité d’Aliette devenaient un peu lassants. C’est surtout dans les moments d’action que cela m’a dérangée. J’avais l’impression que ça minimisait la peur et l’angoisse du moment.

Enfin, j’ai relativisé en me disant que c’est un choix que l’auteur a fait : et que ça passe ou ça casse

Aliette, on le sait dès le début, est vraiment une grande peureuse ! Et ça, c’est clair ! ELLE A PEUR DE TOUT ! Je n’arrive pas à m’imaginer une personne aussi froussarde qui ose dire des mots d’humour dans les moments d’actions stressants ! C’est un peu déroutant.

Ce que j’ai eu du mal à faire passer. Ce sont les constantes allusions sexuelles, tous ces hommes en chaleur qui tournent autour d’Aliette tout au long du récit…. C’était un peu exagéré ! Non pas le fait qu’il y ait des allusions et une certaine tension sexuelle (passé sous le ton de l’humour), mais, pour moi, il y en a un peu trop ! Tous les hommes veulent avoir Aliette ! De plus, même dans les moments supposés tragiques, il y a des regards lubriques qui s’échangent, des sourires salaces, des allusions à sa grande beauté tentatrice.

Pour finir sur une note plus positive, j’ai cependant aussi aimé l’enquête qui se crée à propos de ce qui se passe dans le récit. Je ne vous en dis pas plus, car ça serait vous gâcher la surprise, mais le déroulement des événements et des intuitions me plaisent et m’ont poussée à vouloir comprendre le fin mot de l’histoire. J’avais aussi envie d’en apprendre un peu plus sur le mystère de la mort de sa mère : une mort relativement mystérieusement liée au vampire !

Bref, vous l’aurez compris ! ce que j’ai surtout aimé, c’est la façon dont l’histoire s’est déroulée, le contexte, etc. … J’ai drôlement envie de savoir la suite grâce à ces éléments. Mais j’ai peur que la personnalité d’Aliette me fasse mésestimer la suite.

Crédit : Young and Beautiful by Michela-Riva

Les aventures d'Aliette Renoir Tome 1 (La secte d'Abaddon)- Cécilia Correia
Rebelle Edition - 301 pages
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