Nos étoiles contraires – John Green

nos.etoiles.contrairesTitre : Nos étoiles contraires
Auteur : John Green
Édition : Nathan
Pages : 323 pages
Genre : Jeunesse, romance, sick-lit
Synopsis : Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

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« Nos étoiles contraires » est un roman One Shot qui a beaucoup fait parler de lui. Plus encore après son adaptation cinématographique.
John Green, l’auteur, s’est surtout fait connaître à travers les « vidéos blogs » qu’il publiait sur YouTube avec son frère avant de se lancer dans le métier d’écrivain avec le roman « Qui es-tu Alaska ? ». « Nos étoiles contraires » est donc son 5e roman.
Je dois dire que j’étais très intriguée en commençant ma lecture vu la quantité astronomique d’avis positifs qu’on retrouve facilement sur le web. Cependant, je n’aime pas trop me lancer dans un roman quand tout le monde en parle, sans doute y-a t’il à voir avec la peur de la déception et de ne pas penser comme tous le monde. J’ai donc attendu (patiemment) d’avoir vraiment l’envie de commencer la lecture. Je dois dire qu’à la fin du mois de décembre, j’étais en plein dans une succession de déception et de lecture pas terrible, je me suis donc dit que ce moment pouvait être idéal pour plonger dans une lecture mythique où la déception est peu probable.

J’ai donc commencé avec l’envie d’aimer et de comprendre pourquoi autant d’individus adorent à ce point le roman. Je dois avouer que malheureusement je ne peux faire partie de ce gigantesque fan-club, car je n’ai pas réussi à « kiffer » ma lecture. J’ai apprécié, j’ai passé un bon moment, certains passages m’ont ému, mais cela n’a pas été plus loin. Et je pense savoir pourquoi, je vous explique : j’ai eu l’impression de m’immiscer là où je ne devais pas. J’avais l’impression d’être une voyeuse qui se mêle de ce qui ne la regarde pas et qui observe à leur insu des personnes malades avec une curiosité malsaine. Je ne sais pas si quelqu’un a déjà ressenti cela dans une lecture, mais c’était très dérangeant. Je ne sais pas pourquoi cela m’est arrivé avec ce livre. Ainsi, vous vous doutez que ma lecture n’a pas été de tout repos, car je me sentais perpétuellement mal à l’aise. Cela dit, il n’y a pas que cela qui m’a dérangé, car je pense que je n’accroche vraiment au style littéraire de John Green. J’avais l’impression qu’il en faisait trop avec toute cette histoire autour du livre « une impériale affliction ». J’ai eu beaucoup de mal avec les discussions entre Hazel et Augustus à propos du livre. Je n’avais pas l’impression d’avoir en face de moi des ados mais plutôt des doctorants en littérature qui débattent de la profondeur philosophique d’un grand roman. Vous comprenez, j’avais l’impression que leur discussion ne cadrait pas vraiment avec leur âge et même si les adolescents peuvent être très intelligents (oui oui ça arrive 😀 je rigole) j’ai du mal à croire qu’ils puissent constamment avoir ce genre discussion. Cela a donc renforcé mon mauvais sentiment de gêne, car j’avais l’impression que Green faisait du masturbage intellectuel avec des petits cancéreux. Ça peut paraître trash ou mal opportun, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti.

Néanmoins, la lecture n’a pas été catastrophique comme je vous l’ai dit. J’ai tout de même apprécié le moment de la lecture. Il faut dire que je n’ai jamais lu de roman abordant le thème de la maladie, c’était donc une première pour moi. Je pense que je retenterai le coup, mais pas forcément avec une plume comme celle de John Green. Malheureusement, je crois que je fais partie des gens qui n’en sont pas sensibles.
Cela dit, j’ai quand même envie de voir le film. J’avais vécu une expérience similaire avec « Si je reste » de Gayle Forman. À ce moment-là, je n’avais même pas réussi à terminer ma lecture, mais j’avais tout de même voulu regarder l’adaptation. Et là, ça a été la déferlante d’émotion, j’ai eu l’impression qu’en image les émotions étaient plus vivantes et mieux retranscrites. Du coup, cela a fait ressurgir plein de sentiments en moi et j’ai pleuré à en perdre le souffle. Donc, il est bien possible que je ressente peut-être les mêmes émotions avec l’adaptation plutôt que le livre.

En bref, j’ai apprécié, mais certains points m’ont gêné dans le bon déroulement de la lecture. Je pense que c’est surtout la plume et les choix de narration qui m’ont dérangé.

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